Iaijutsu
Iai Goshi
Le iai goshi est une posture agenouillée intermédiaire, basse et très stable. Dans cette posture, le pratiquant est assis sur son talon gauche tandis que le genou droit est fléchi devant. Le iai goshi permet un dégainage rapide et précis du sabre grâce aux hanches engagées et prêtes à initier le mouvement.
Ikkajō – Kusanagi no ken
En japonais
草薙之剣
Traduction littérale
草薙 (kusanagi) – « faucher l'herbe »
之 (no) - « de », forme classique de の
剣 (ken) – « épée », au sens symbolique est un synonyme du sabre
Traduction retenue
Le sabre qui fauche l'herbe
Principe
Ce kata met en oeuvre le principe de sen sen no sen, c'est-à-dire une contre-attaque qui se fait avant même l'attaque de l'adversaire.
Aperçu
Au moment où on sent que l'adversaire va attaquer, on anticipe en dégainant et en effectuant une coupe au niveau des jambes (kiri tsukeru). L'adversaire esquivant, on arme notre sabre sur l'épaule gauche et on effectue une coupe verticale sur la tête de l'adversaire [makkō]. L'adversaire esquive encore, alors on arme notre sabre sur l'épaule droite et on effectue encore une coupe verticale sur la tête de l'adversaire [makkō]. Cette fois, la frappe a touché. En observant l'adversaire au sol, on prend yoko ichimonji. Si l'adversaire bouge encore, on se met en tate ichimonji, puis on arme en jōdan et on achève l'adversaire.
Note
Etrangement, les kanjis de ce kata peuvent également faire référence à une épée légendaire japonnaise (kusanagi no tsurugi - la Coupeuse d'Herbe), arme aussi importante que peut l'être Excalibur dans la mythologie britannique ou Durandal dans la mythologie française.
Nikajō – Nukitsuke no ken
En japonais
抜附之剣
Traduction littérale
抜附 (nukitsuke) – « dégainer et frapper », dans le sens de prendre l'initiative immédiatement et contrôler l'adversaire dans le même mouvement que le dégainage
之 (no) - « de », forme classique de の
剣 (ken) – « épée », au sens symbolique est un synonyme du sabre
Traduction retenue
Le sabre qui contrôle l'adversaire au moment du dégainage
Principe
Ce kata met en oeuvre le principe de sen no sen, c'est-à-dire une contre-attaque qui se fait au même moment que l'attaque de l'adversaire.
Aperçu
Dès que l'adversaire s'apprête à attaque en amenant sa main sur la poignée de son arme, on dégaine et on arrête l'adversaire en le piquant au niveau du visage (nuki tsukeru). L'adversaire ayant reculer, on le poursuit en le piquant à la gorge. Si l'adversaire bouge encore, on se met en tate ichimonji, puis on arme en jōdan et on achève l'adversaire.
Sankajō – Nukiuchi no ken
En japonais
抜討之剣
Traduction littérale
抜討 (nukiuchi) – « dégainer et frapper », dans le sens de couper l'adversaire immédiatement et violemment dans le même mouvement que le dégainage
之 (no) - « de », forme classique de の
剣 (ken) – « épée », au sens symbolique est un synonyme du sabre
Traduction retenue
Le sabre qui coupe l'adversaire au moment du dégainage
Principe
Ce kata met en oeuvre le principe de go no sen, c'est-à-dire une contre-attaque qui se fait après que l'adversaire ait effectué son attaque.
Aperçu
L'adversaire nous attaque au niveau des jambes. On effectue alors un saut afin d'esquiver son attaque tout en dégainant son sabre et, tout en redescendant de son saut, on porte une coupe verticale immédiate et fatale [nuki utsu] sur la tête de l'adversaire [makkō].
Yonkajō – Uken
En japonais
右剣
Traduction littérale
右 (u) – « droite », lecture on’yomi (sino-japonaise) de migi (qui est la lecture kun’yomi -japonaise native- de droite)
剣 (ken) – « épée », au sens symbolique est un synonyme du sabre
Traduction retenue
Le sabre à droite
Principe
Le point névralgique de ce kata est de se tourner vers la droite tout en dégainant son sabre en un seul mouvement.
Aperçu
Lorsqu'un adversaire qui se trouve à environ 45° sur notre droite s'apprête à dégainer, on tire le sabre du fourreau en premier et on pique le bras de son adversaire (nuki tsukeru). L'adversaire esquive en reculant d'un pas. on poursuit alors l'adversaire en piquant dans son torse. Si l'adversaire bouge encore, on se met en tate ichimonji, puis on arme en jōdan et on achève l'adversaire.
Gokajō – Saken
En japonais
左剣
Traduction littérale
左 (sa) – « gauche », lecture on’yomi (sino-japonaise) de hidari (qui est la lecture kun’yomi -japonaise native- de gauche)
剣 (ken) – « épée », au sens symbolique est un synonyme du sabre
Traduction retenue
Le sabre à gauche
Principe
Le point névralgique de ce kata est de se tourner vers la gauche tout en dégainant son sabre en un seul mouvement.
Aperçu
Lorsqu'un adversaire qui se trouve à environ 45° sur notre gauche s'apprête à dégainer, on tire le sabre du fourreau en premier et on effectue une coupe de haut en bas (nuki utsu) sur la tête de son adversaire (makkō) d'une main. L'adversaire esquive. On arme alors son sabre en ko gasumi et on effectue une coupe en diagonale (kesa giri), toujours d'une main. L'adversaire esquive encore en reculant. On le poursuit alors en effectuant kamuri irimi afin de se couvrir, puis on le pique à la gorge. Si l'adversaire bouge encore, on se met en tate ichimonji, puis on arme en jōdan et on achève l'adversaire.
Rokkajō – Happōken
En japonais
八方剣
Traduction littérale
八方 (happō) – « huit directions », dans le contexte des arts martiaux signifie « dans toutes les directions »
剣 (ken) – « épée », au sens symbolique est un synonyme du sabre
Traduction retenue
Le sabre dans toutes les directions
Principe
Dans ce kata, on se retrouve encerclé d'adversaires debouts. On décide de s'en prendre à l'adversaire qui est face à nous alors que les autres adversaires sont repoussés.
Aperçu
On dégaine notre sabre et on place sa poignée contre notre poitrine en menaçant l'adversaire qui est face à nous en tsuki no kamae. On se lève alors en piquant cet adversaire à la poitrine. Ensuite, on arme son sabre en te ura ni kasumu, puis on effectue un large mouvement horizontal sur sa droite en tournant à 180° (kiri harau) afin d'écarter nos adversaire sur la droite. Ensuite, on refait kiri harau afin d'écarter nos adversaires sur la gauche. On se retrouve alors face à l'adversaire qu'on a initialement piqué et on l'achève en redescendant à genoux et en effectuant une coupe verticale.
Note
Ce qui est étrange dans ce kata, c'est qu'il n'y a aucune frappe effectuée durant le dégainage de l'arme. Pour quellle raison est-ce ainsi ? Le dégainage ne sert-il qu'à tenter d'intimider l'adversaire situé face à nous ?
